HISTOIRE  DU THEÂTRE A TRAVERS LES ÂGES

Le théâtre

24/01/2021
Le théâtre traverse les âges depuis 25 siècles, il permet à la fois d'interpréter les plus belles oeuvres de la littérature française, mais aussi de pouvoir nous exprimer sur scène comme dans nos vies personnelles. Aujourd'hui il devrait être considéré d'utilité publique. Il est avec tout le reste de la culture à pouvoir réunir toutes les...

Bonjour à tous, 

 Aujourd'hui un petit post sur les débuts du théâtre. Saviez vous que les arts du théâtre existe depuis 25 siècles ? Eh bien oui voici les premières interprétations au VIème et Vème siècles : Le théâtre grec est né et s' est développé au cours des VIe et Ve siècles avant Jesus-Christ. Il s'agissait au début de cérémonies religieuses, célébrées en l'honneur de Dionysos (le dieu du vin et de la fête). Au début du théâtre grec, on jouait des "tragédies": pièces qui racontaient des histoires dramatiques. Ce n'est qu'à la fin du Ve siècle av. J.C. que les "comédies", pièces qui racontaient des histoires drôles, apparurent. Plusieurs auteurs les ont écrites, on parle aujourd'hui de trois auteurs célèbres : ESCHYLE, SOPHOCLE et EURIPIDE. Les personnages préférés étaient les bouffons, les esclaves et les serviteurs. Une troisième forme de pièce existait : Les dithyrambes, chants religieux.

Bonne lecture.

Après avoir parlé des origines du théâtre, aujourd'hui nous continuons par le théâtre au moyen âge 1ère partie.

Théâtre au Moyen Âge1) Moyen Âge, période de l'histoire européenne s'étendant de la fin de l'Empire Romain au début de la Renaissance. En France, comme dans l'ancienne Grèce le théâtre eut pour origine les cérémonies du culte. Au Moyen âge, la religion était toute-puissante ; le peuple, dominé par une foi naïve mais sincère, ne trouvait nulle part d'émotion plus douce qu'au pied des autels, de spectacle plus attrayant que celui des cérémonies religieuses. Au plus haut Moyen âge si nous remontons jusqu'au IV e siècle, nous apprenons qu'apollinaire, Basile, Grégoire, prêtres chrétiens, écrivaient des tragédies chrétiennes à peu près dans le goût d'Euripide. Mais peu de textes de cette époque sont disponible. Le théâtre religieux Au Moyen-âge, il existe deux types de théâtres : le théâtre profane et liturgique. Le théâtre liturgique, qui a un contact avec la religion, apparaît en premier. Le théâtre profane est le contraire du théâtre liturgique : il s'agit d'un théâtre non religieux. Alors que l'Église chrétienne a vivement combattu le théâtre au début du moyen-âge, c'est elle, paradoxalement, qui le réanime en Europe sous la forme de Drame liturgique : Certains jours de fête, le clergé ajoutait à l'office sacré une représentation dialoguée qui mettait sous les yeux des fidèles les principaux événements dont la solennité était la commémoration. A Noël, par exemple, on montrait aux fidèles la crèche, l'enfant Jésus, la Vierge, l'ange annonçant la Nativité aux bergers, qui venaient ensuite adorer le Christ. C'est ce que l'on appelle le drame liturgique. Il avait pour théâtre l'église, pour acteurs les prêtres et les clercs, pour langue le latin. Les premières pièces connues sont la "Visite au sépulcre" (Visitatio Sepulcri) datant de 915 et attribuée au moine Tutilon.2) Les miracles Le Miracle, l'une des formes de théâtre semi-liturgique, fut représenté durant les XIIIème et XIVème siècles. Le Miracle mettait en scène l'histoire de la vie d'un Saint ou représentait une légende ou une histoire. Le plus souvent, les miracles se terminaient par l'intervention d'un Saint ou d'un personnage relativement important de la liturgie, ce qui explique pourquoi cette forme de théâtre n'est pas entièrement profane, mais semi-liturgique. Son rôle était plutôt, contrairement au drame liturgique, d'entretenir les gens, de les amuser. L'un des plus anciens miracles date d'environ 1270, et son auteur est Rutebeuf, un trouvère. Le nom de cette pièce est "Le Miracle de Théophile." - Le Jeu de saint Nicolas de J. Bodel (XIIIe). - Le Miracle de Théophile de Rutebeuf (XIIIe) : Théophile a vendu son âme au diable et en éprouve des remords ; il prie la Vierge qui parviendra à arracher à Satan la charte fatale. - les Miracles Notre Dame (XIVe). Les mystères Le mystère était joué sur le parvis ou sur la place publique aux XVème et XVIème siècles. Il était joué devant toutes classes confondues pour offrir un enseignement sous forme de divertissement. C'étaient des représentations extrêmement longues avec beaucoup d'acteurs : les représentations comprenaient de à vers (un mystère durait souvent de 6 à 25 jours). Il y avait une centaine d'acteurs au moins. Il traitait des sujets plutôt liturgiques : la vie d'un saint ou d'un martyr ou des histoires de l'ancien ou du Nouveau Testament. Un mystère : Le martyre de Sainte-Appoline L'abus des confusions entre le sacré et le profane conduira à l'interdiction de ces spectacles.

Episode 2 prochainement,

Bonne lecture 

Eric Le Mignon

Suite du théâtre au moyen âge.1) Le théâtre profane : Le théâtre profane est un théâtre comique mettant en scène la vie de tous les jours. En outre, il y a trois genres de pièces comiques : la farce, la sotie (une farce moqueuse) et la moralité. La Farce La farce est jouée partout pendant les 15ème et 16ème siècle. Elle sert à "farcir" les mystères et à détendre l'atmosphère pendant les longues représentations de mystère. Elle représente les aventures et les mésaventures de la vie quotidienne. Une farce populaire au moyen-âge est, "La farce de Maître Pathelin"2) La Sotie : La sotie était un divertissement pour les urbains, donc elle était représentée en ville. La sotie était une satire, une moquerie : les représentations étaient fondées sur l'idée que la société n'était composée que de fous. Pour illustrer cette idée, les acteurs se déguisaient comme les fous de la cour : ils portaient des habits moitié-vert, moitié-jaune, ils portaient les Oreilles d'âne et, enfin, ils tenaient dans leur main la marotte, les sceptres à grelots des fous. En portant ces costumes, les acteurs se moquaient des riches. La Moralité Comme la sotie, la moralité était une œuvre satirique, mais elle remplissait une fonction éducative. Les acteurs des moralités jouaient aussi parfois des démons dans des mystères. Les représentations étaient le plus souvent difficiles à comprendre car l'acoustique n'était pas toujours bonne, surtout sur la place publique. Le Jeu Le Jeu et le Jeu profane Au XIIIe siècle apparaît le Jeu, sorte de drame liturgique beaucoup plus long (on passe de 100 à 1000 vers. Le Jeu se caractérise par les sujets traités en marge des Ecritures puisqu'il introduit, dans le thème religieux, des anecdotes, des légendes populaires. Les auteurs sont souvent anonymes. On retiendra toutefois un nom : à la fin du XIIe siècle, Jean Bodel, considéré comme le premier auteur dramatique français a écrit Le Jeu de Saint Nicolas, un drame liturgique qui tient plus du roman d'aventures que du récit religieux.3) Ces Jeux profanes ont la faveur du public ; c'est ainsi qu'ils seront introduits entre les Jeux d'inspiration religieuses ; ils se dérouleront hors de l'église. Adam de la Halle écrira des Jeux profanes restés célèbres : le Jeu de la Feuillée et le Jeu de Robin et Marion, dont on dit qu'il s'agissait du premier opéra-comique français (le texte, en octosyllabes était accompagné de musique). Ces Jeux profanes étaient montés par les Puys, sociétés de comédiens laïcs (participant aussi aux Jeux religieux). Autour du Théâtre Les dramaturges Théâtre sacré : les auteurs du théâtre sacré nous sont inconnus. Théâtre profane : les auteurs du théâtre profane sont aussi des créateurs anonymes, mais le nom de deux d'entre eux ont traversé les siècles : Jean Bodel (mort vers 1210) et Rutebeuf (vers 1230 jusqu'à 1285). Les acteurs Théâtre sacré : ce sont les moines qui jouent au théâtre ! Ils interprètent de petites scènes qui durent quelques minutes et qu'on appelle drames liturgiques. Elles illustrent la vie des Saints, de la Vierge et la Passion du Christ. Les moines s'expriment en latin et, à partir du 12 e siècle, en français. Mais il y a aussi les acteurs amateurs, soit des bourgeois, des clercs ou des étudiants qui jouent au théâtre. On les appelle les semi-professionnels. Théâtre profane : les pièces sont jouées par les clercs, qui sont des gens de4) Culture. Le lieu Théâtre sacré : les pièces de théâtres se jouent à l'intérieur des églises, dans la nef ou dans le chœur. Plus tard, le théâtre se joue à l'extérieur de l'église, sur le parvis ou sur une place publique. Théâtre profane : les pièces sont jouées en plein air, dans les rues. Au 15 e siècle, les places deviennent payantes. Les décors Théâtre sacré : c'est la beauté architecturale de l'église et la grandeur des lieux qui servent de décors. En France, les décors sont impressionnants : la scène peut parfois mesurer jusqu'à cinquante mètres ! Les costumes Les acteurs du théâtre sacré portent des habits religieux.

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Bonne journée et prenez soin de vous,

Eric Le Mignon

Nous continuons d'avancer dans les siècles du théâtre. 

Aujourd'hui les XVème et XVIème siècles.Au XVe siècle, on redécouvre les tragédies de Térence et de Sénèque. À la Renaissance, les formes principales de la fin du Moyen Âge subsistent, mais en 1548, la représentation des mystères est interdite, seules des pièces « profanes, honnêtes et licites » peuvent être créées.Au XVI e siècle La Renaissance voit naître la volonté des souverains de mieux contrôler les divertissements populaires subversifs, notamment les sotties qui ridiculisaient régulièrement les membres de la famille royale et de l'Église, avec parfois un contenu politique particulièrement partisan. Parallèlement, l'Église promulgue l'interdiction des mystères en 1548. Plusieurs représentations royales installent la tragédie comme divertissement de cour. La comédie ne connaît pas le même honneur, et après quelques représentations royales tantôt glorieuses tantôt calamiteuses des spectacles d'Etienne Jodelle notamment, tous les types de comédies furent interdits par édit du Parlement de 1588 à 1594. Cette période vit cependant refleurir l'art du mime comique et la farce continua d'exister sous des formes plus ou moins clandestines.La TragédieLa tragédie occupe la part essentielle de ce théâtre qui montrent le malheur des grands et leur retournement de fortune.C'est un théâtre de la parole où le personnage agit peu et se lamente. Les sujets sont puisés dans la Bible mais aussi les mythes grecs.Théodore de Bèze avec Abraham sacrifiant écrit la première tragédie française qui ne soit pas une adaptation et une traduction d'une œuvre antique.Etienne Jodelle avec Cléopâtre captive écrit la première vraie tragédie française à l'antique, qui exercera une forte influence sur le développement ultérieur du genre en mettant en place une dramaturgie qui perdurera longtemps. On citera aussi Didon se sacrifiant.Robert Garnier est l'un des plus illustres représentants de ce genre : il fut le plus joué, ses œuvres ont été maintes fois réimprimées et connurent un grand succès en librairie : Antigone ou la Piété, Bradamante, Cornélie, Hippolyte, La Troade, Les Juives, Marc Antoine, Porcie...La ComédieLa comédie quant à elle, qui voulut rompre avec la tradition médiévale, ne s'imposa pas, on n'en compte guère plus d'une vingtaine. Elle résulte également de l'imitation des pièces de l'antiquité et essentiellement du comique latin Térence, un des auteurs les plus lus du XVIe. Elle emprunta également à la Commedia érudita, comédie italienne florissante dans la première partie du XVIe elle-même issue de la comédie antique de Plaute et de Térence, représentée en Europe et à la cour de France.Tout comme la tragédie, la comédie se veut reflet, miroir de la société. Elle raconte les amours contrariés de jeunes filles et gens transposées dans la France de la Renaissance, avec parfois des références à l'actualité telles les guerres de l'époque : les lieux sont parfois familiers du public, certaines pièces se déroulent à Paris, et le cadre permet à l'occasion de peindre le milieu bourgeois à travers l'intrigue.La pièce la plus célèbre est L'Eugène, une comédie humaniste d'Étienne Jodelle, représentée pour la première fois en 1553, à l'Hôtel de Reims, en même temps que Cléopâtre captive. C'est la première comédie à l'antique en langue française, même si certains de ses éléments sont encore proches de la farce : elle constitua un moment fort dans l'histoire de la Pléiade. Elle fut représentée le 9 février 1553, d'abord devant le roi Henri II à l'Hôtel de Reims, puis au collège de Boncourt. La représentation fut un succès, et fut suivie par une festivité à l'antique à Arcueil réunissant tous les participants et amis, connue sous le nom de Pompe du bouc.

Bonne journée et prenez soin de vous,

Bonne lecture.

Eric Le Mignon

Bonjour à tous,

Suite de l'histoire du théâtre, aujourd'hui nous parlerons du théâtre au 17ème siècle.

Bonne lecture.

La Tragédie : Reprenant les théories de la Poétique d'Aristote, très commentée pendant la Renaissance, et à la formulation de la règle des trois unités, la tragédie classique respecte la règle des trois unités. Cette règle a pour but de ne pas éparpiller l'attention du spectateur pour qu'il se concentre sur l'intrigue pour mieux le toucher et l'édifier :• Unité d'action : la pièce ne met en scène qu'une seule action principale. Il peut y avoir des intrigues secondaires mais ces dernières doivent trouver leur résolution au plus tard en même temps que l'action principale.• Unité de temps : toute l'action représentée est censée avoir lieu dans un seul jour.• Unité de lieu : toute l'action représentée se déroule dans un seul endroit.

Théâtre du Marais. Scène du Cid, de Corneille : La tragédie classique française est inspirée des tragédies antiques grecques. Elle met en scène que de très hauts personnages, appartenant à l'histoire ou aux mythes de l'Antiquité.

Les faits doivent paraître vraisemblables aux spectateurs : il faut qu'ils aient l'illusion d'assister au déroulement d'une histoire réelle. La tragédie doit aussi respecter la vraisemblance et la bienséance.

La tragédie doit également respecter la bienséance. Le comportement des personnages doit être conforme à leur âge et à leur condition sociale. Rien ne doit choquer la sensibilité ou les principes moraux du spectateur : violence et intimité physique sont exclues de la scène.

Le dénouement est souvent tragique. La tragédie classique prétend remplir une fonction morale, conforme ainsi au principe de catharsis définie par Aristote. En s'identifiant à des personnages dont les passions coupables sont punies par le destin, le spectateur de la tragédie se voit délivré, « purgé » des sentiments inavouables qu'il peut éprouver secrètement.

Les principaux auteurs de tragédies au XVIIe siècle : Jean Racine (1639-1699) - Bérénice, Britannicus, Phèdre Pierre Corneille (1606-1684) Le Cid, Horace, Andromède, Attila, et...Jean de Rotrou (1609-1650) - Dramaturge et poète français Georges de Scudéry (1601-1667) : Eudoxe, L'Amour tyrannique, Le Prince déguisé, Le Vassal généreux, Thomas Corneille (1625-1709) : La Mort d'Achille, Le Comte d'Essex, Le Festin de pierre, 

 La Comédie : La comédie cherche à divertir le spectateur, à le faire rire. Contrairement à la tragédie, dans la comédie, les personnages sont de condition moyenne ou modeste et le dénouement est heureux.

Molère (1622-1673) Le malade imaginaire : est le plus illustre représentant du genre. Après s'être inspiré de la farce et de la Commedia dell'arte dans ses premières pièces, Molière développe différents genres de comédie : comédies de mœurs, comédie de caractère, comédie-ballet qui inclut des ballets. Jean-François Regnard (1655-1709), l'autre grand auteur de comédies écrit tout d'abord des farces pour le Théâtre-Italien, puis des comédies d'intrigues, jouées au Théâtre-Français. Dancourt (1661-1725) est également un auteur prolifique de comédies, dans des genres différents : intermèdes, parodies d'opéras, divertissements de cour, fantaisies mythologiques, des comédies en cinq actes et surtout de courtes pièces en prose, les « dancourades », écrites en langage parlé. Jean de La Fontaine (1621-1695) : les fables, Charles Perrault (1628-1703) : les contes, Les lieux de représentation à Paris au XVIIème siècle.

Le Théâtre de la foire se développe au début du XVIIème siècle à Paris à l'occasion des foires annuelles de Saint-Germain et de Saint-Laurent et, plus tard, de Saint-Ovide. Tabarin est le plus célèbre des comédiens du théâtre de la foire du début du XVIIème. Habillé d'un manteau s'attachant à la hauteur des manches (un « tabar ») et d'un pantalon de toile blanche, toujours coiffé d'un grand feutre, il improvisait des monologues, interpellait les passants, dialoguait avec la foule ou encore avec un comparse (Mondor, son maître qui était en réalité son frère). Ses harangues lui donnaient également l'occasion de vendre des baumes et remèdes. Les tabarinades étaient souvent de style pamphlétaire et incisif. En province, les comédiens allaient de ville en ville jouer sur des scènes improvisées ou dans certains Jeux de Paume. Les deux plus célèbres troupes ambulantes furent celle de Floridor (rentrée en 1638 au Théâtre du Marais) et celle de Molière. 

Au milieu du XVIIème siècle, quatre troupes de théâtre rivales coexistent à Paris, associées à 3 salles de spectacle : celle du Marais, celle de l'Hôtel de Bourgogne et celle du Palais-Royal, dirigée par Molière. 

Hôtel de Bourgogne En 1548, la société des Confrères de la Passion construit dans l'Hôtel de Bourgogne une salle de spectacle pour présenter des mystères. Après un arrêt du Parlement leur défendant de jouer des pièces religieuses, les Confrères obtiennent le monopole des représentations théâtrales profanes sur Paris, et louent leur théâtre aux troupes itinérantes. L'Hôtel de Bourgogne est alors la seule salle de théâtre permanente. En 1598, les « Comédiens ordinaires du Roy » créés par Valleran Le Conte occupent la salle, qu'ils partagent à partir de 1600 avec les Gelosi, première troupe italienne en résidence. Hôtel du Marais Pour concurrencer l'Hôtel de Bourgogne, l'acteur Montdory décide de monter son propre théâtre à Paris et s'installe en 1634 dans le quartier très à la mode du Marais, rue Vieille-du-Temple. Dans les années 1660, elle se spécialise dans les pièces à machines, mais reste moins fréquentée que l'Hôtel de Bourgogne et le Palais-Royal de Molière. De nombreux acteurs l'Hôtel de Bourgogne et du Palais Royal viennent du théâtre du Marais. Afin de casser le monopole de l'Hôtel de Bourgogne, le cardinal de Richelieu fait élever en 1637 un théâtre sur l'aile est du bâtiment du Palais-Royal (à l'emplacement de l'actuelle Comédie-Française). L'inauguration a lieu en 1641. Le Théâtre-Italien et la troupe de Molière se partagent la scène entre 1662 et 1673. À la mort de Molière, Lully récupère les lieux pour y fonder l'Académie royale de musique. Après la mort de Molière en 1673, les comédiens du Marais rejoignent sur ordre royal la troupe des comédiens de Molière, et cette nouvelle troupe s'installe à l'Hôtel Guénégaud, rue Mazarine. Le 18 août 1680, Louis XIV signe à Charleville l'acte fondateur de la Comédie Française qui réunit au théâtre Guénégaud, les comédiens de l'Hôtel de Bourgogne à ceux qui s'y produisaient déjà. Le 21 octobre 1680, une lettre de cachet, signée à Versailles, consacre la fondation d'une troupe unique, composée de vingt-sept comédiens et comédiennes choisis par le roi pour leur excellence, dans le but de « rendre les représentations des comédies plus parfaites ». La troupe unique jouit du monopole des représentations en français à Paris et dans les faubourgs. Chassés de l'Hôtel Guénégaud quelques années plus tard par les Clercs du Collège des Nations - actuelle Académie Française - les Comédiens Français investissent, dès 1689, leur nouvelle salle, située rue des Fossés Saint-Germain, aujourd'hui, rue de l'Ancienne Comédie, à la hauteur du N° 14, face au Café Procope qui rassemblait alors les célébrités littéraires.

Bonne journée et prenez soin de vous,

Eric Le Mignon.

Bonjour à tous,

Suite le théâtre au XVIIIe siècle, 

Bonne lecture.

Le renouvellement de la tragédie :

Le début du XVIIIème siècle marque le déclin de la tragédie classique. Prosper Jolyot de Crébillon (dit Crébillon père, 1674-1762) développe le « tragique de situation » : de nombreuses scènes d'horreur sont représentées sur la scène, rompant ainsi avec les principes de bienséance ; des intrigues comportant de nombreux coups de théâtre annoncent le mélodrame du XIXème siècle. (Oeuvres de Crébillon).

Des renouvellements plus profonds apparaissent avec les tragédies de Voltaire (1694-1778) qui introduit des sujets modernes en gardant la structure classique et l'alexandrin. 30 pièces de Voltaire entrent au répertoire de la Comédie-Française et sont très souvent représentées au cours du XVIIIème siècle. Sémiramis (1748) et L'Orphelin de la Chine (1755) révolutionnent l'illusion théâtrale avec la suppression définitive des banquettes occupées par les gentilshommes sur scène. Voltaire, assisté de son principal interprète, Lekain, définit scrupuleusement les effets théâtraux et scéniques : les décors et les costumes correspondent désormais au cadre historique des pièces. Après 1789, trois pièces, Nanine, Brutus et Mahomet, sont fréquemment jouées faisant respectivement écho à la moralisation des mœurs, au républicanisme et au refus du fanatisme religieux. Le renouvellement de la comédie Jean-François Regnard, dans la lignée de Molière, écrit des arlequinades, des comédies de caractères (Le Joueur, Le Distrait) et des comédies d'intrigues (Le Légataire universel), dont la fantaisie et la verve sont saluées. 

Ses comédies sont très souvent représentées au début du XVIIIème siècle sur la scène de la Comédie-Française. Lesage (1668-1747) marque la comédie de mœurs avec Turcaret (1709), une dénonciation des milieux financiers. Après sa brouille avec les Comédiens Français, il se tourne vers le théâtre de la Foire, qui rencontre un immense succès populaire à cette époque, et écrit, en collaboration avec d'autres auteurs, plus d'une centaine de pièces. Dancourt (1661-1725) entre en 1685, dans la troupe de la Comédie-Française, dont il devint sociétaire, et fait jouer la même année sa première comédie, Le Notaire obligeant ou les Fonds perdus. Il rencontre le succès et écrit plus de 80 comédies e mœurs dépourvues de moralité et très réalistes, caricaturant les bourgeois vaniteux et les magistrats véreux. Il est considéré par certains comme le père du vaudeville moderne. La Régence de Philippe d'Orléans permet le retour, dès 1716, des Comédiens Italiens chassés par Louis XIV en 1697. 

Les spectacles sont d'abord joués en italien puis rapidement des auteurs écrivent en français pour mettre en scène les personnages issus de la commedia dell'arte comme Arlequin, Colombine ou Pantalon. Marivaux, notamment, écrit pour la troupe Arlequin poli par l'amour qui connaît un grand succès en 1720. 18 comédies (sur 27) seront destinées à la Comédie Italienne. Marivaux fait évoluer le genre de la comédie : il explore le sentiment amoureux, en développant l'art de la conversation galante, devenue marivaudage (La Double Inconstance, les Fausses Confidences, le Jeu de l'amour et du hasard...) mais aussi les problèmes de société, autour des relations entre maître et valet, de la liberté et l'égalité (l'Île des esclaves), la situation des femmes (La Nouvelle Colonie).Les comédies de Beaumarchais (1732-1799) renouvellent le genre : tout en élaborant des intrigues joyeuses avec de multiples rebondissements, Beaumarchais développe une satire sociale et politique à travers le personnage de Figaro, un valet débrouillard qui conteste le pouvoir de son maître, avec le Barbier de Séville (1775) et le Mariage de Figaro (1784). Cette pièce, représentée après plusieurs années de censure fut un vrai triomphe. Dénonçant les privilèges archaïques de l'aristocratie, elle est considérée comme l'un des signes avant-coureurs de la Révolution française.

Apparition d'un nouveau genre : le drame bourgeois : 

Diderot évoque pour la première fois le « drame bourgeois », qu'il nomme « genre sérieux », entre comédie et tragédie, dans les Entretiens sur le Fils naturel. Le principe de l'unité de temps et de lieu est abandonné, ainsi que le principe de vraisemblance du théâtre classique.

Ces pièces se veulent moralisatrices et exaltent les vertus de l'amitié, de la solidarité et de l'altruisme. Le spectateur doit être ému par les situations pathétiques auxquelles sont confrontées des familles bourgeoises. Une autre caractéristique du drame bourgeois est le développement de la pantomime qui permet d'exprimer passions et sentiments au travers des gestes et des attitudes des acteurs. Les drames bourgeois les plus célèbres sont : le Fils naturel (Diderot, 1757), le Père de famille (Diderot, 1758), le Philosophe sans le savoir (Sedaine, 1765), la Brouette du vinaigrier (Mercier, 1775) ou encore la Mère coupable (Beaumarchais, 1792).Le théâtre politique.

À la fin des années 1770, Olympe de Gouges monte sa propre troupe de comédiens, qui se produit à Paris et dans ses environs. Elle publie de nombreuses pièces, dont Zamore et Mirza ou l'heureux naufrage (1785), qui prend parti contre l'esclavage, pièce acceptée puis retirée du répertoire du Théâtre-français. Elle participe activement à la Révolution et continue à publier des pièces portant sur des sujets de société ou d'actualité politique, abolitionnistes et féministes. Elle périt sur l'échafaud le 3 novembre 1793.Evolution du vaudeville et apparition de l'opéra-comique.

Dans la première moitié du XVIIIe siècle, la comédie « à vaudevilles » se développe : les scènes sont entre-coupées de ballets et de couplets chantés sur un air connu dont les paroles sont modifiées. Des personnages, inspirés de la comédie italienne, sont mêlés à des situations cocasses à rebondissement, avec souvent des allusions à l'actualité. L'Opéra-Comique, fondé en 1714, est issu d'une des troupes de la foire Saint-Germain : un décret autorise la troupe à avoir son propre théâtre avec une contrainte : intercaler des dialogues parlés dans les œuvres chantées. Les débuts de l'Opéra-Comique sont difficiles et connaissent plusieurs périodes de fermeture. En 1743, Jean Monnet prend la direction de l'Opéra-Comique. Avec notamment Charles-Simon Favart, le genre évolue : le texte est désormais associé à une musique originale c'est la naissance du véritable opéra-comique. Mais la simple comédie à vaudevilles subsiste, en donnant une part plus importante au dialogue parlé au détriment de la partie musicale, réduite à quelques couplets.

En 1792, la proclamation de la liberté du théâtre permet l'éclosion de scènes spécialement consacrées au genre : ce fut d'abord le théâtre du Vaudeville qui contribua au transfert de sens du terme vaudeville, désormais appliqué à la pièce elle-même.

Bonne journée et prenez soin de vous,

Eric Le Mignon.

Bonjour à tous,

Continuons notre voyages dans le temps avec le théâtre au XIXème siècle.

LE THEÂTRE AU XIXème SIECLE

1) DRAME ROMANTIQUE 

 A) LE ROMANTISME : 

Il s'agit d'un mouvement littéraire et artistique qui se développe en Europe dans la première moitié du XIXème siècle. Il s'oppose au classicisme : alors que le classicisme valorisait la raison, les règles, le romantisme va exalter les sentiments et la liberté. Ainsi, alors que les tragédies classiques mettaient en garde contre les dangers de la passion amoureuse, le théâtre romantique va valoriser la passion. Les dramaturges de ce mouvement ont inventé un nouveau genre théâtral : Le drame romantique. 

B) LE DRAME ROMANTIQUE : 

Les caractéristiques du drame romantique sont l'opposé des règles classiques. Victor HUGO a non seulement écrit des drames romantiques, mais il s'est aussi fait le théoricien du genre, notamment dans la préface de Cromwell, une de ses pièces. Voici en résumé les idées qu'il développe : • Le mélange des genres : alors que le théâtre classique séparait les genres, le drame romantique veut mélanger le tragique et le comique, car dans la vie (dont le théâtre est la reproduction) ceux-ci se mêlent. • La notion de respect des bienséances est étrangère au drame romantique pour les mêmes raisons • Le rejet de l'unité de lieu : Hugo montre que le respect de l'unité de lieu mène à des absurdités ; par exemple, si une tragédie raconte un complot contre un tyran, on verra successivement dans la même pièce, le même décor, les comploteurs complotant contre le tyran, puis le tyran lutter contre les comploteurs. On trouvera donc en général plusieurs décors dans un drame romantique ; parfois il y en a même plusieurs dans un seul acte (on parle alors de « tableau »). • Le rejet de l'unité de temps : il est absurde pour Hugo d'imposer que l'action ne se déroule pas en plus de 24 heures. Pour lui, tout dépend de l'intrigue de la pièce : certaines peuvent se dérouler en un jour, d'autres ont besoin d'une durée plus longue (plusieurs jours, plusieurs mois, plusieurs années...) ; la durée de l'action ne doit donc pas être fixée a priori. • Le respect de l'unité d'action : pour Hugo cette règle, qui permet à la pièce d'être claire, est la seule qui soit fondée.

On trouve souvent les caractéristiques suivantes dans les drames romantiques : 

• Des personnages nombreux représentant les milieux sociaux les plus variés. 

• Des personnages principaux purs, passionnés et épris d'absolu en conflit avec la société qui les entoure (une société matérialiste où l'égoïsme et la bassesse règnent). 

• Un cadre temporel appartenant à l'histoire des siècles précédents, mais beaucoup plus proche que l'antiquité (les drames de Victor Hugo, par exemple, se passent souvent au XVIème siècle). Cela dit, certains drames se passent au XIXème siècle. 

• Une volonté de faire voyager le spectateur dans le temps et dans l'espace, qui se traduit par des décors et des costumes élaborés pour reconstituer un lieu ou une époque ; c'est ce que Hugo appelle « la couleur locale ». Quelques drames romantiques célèbres : 

• De Victor Hugo : Ruy Blas, Hernani... • D'Alfred de Vigny : Chatterton • D'Alfred de Musset : Lorenzaccio

C) LA BATAILLE D'HERNANI :

Hernani est une pièce de V. Hugo, alors âgé de 27, elle présente les caractéristiques du drame romantique, et risque donc de se heurter à l'hostilité d'une très grande partie du public et des journaux, partisans du classicisme. Pour assurer le succès de la première représentation devant le grand public, le 27 février 1830, Hugo a le soutien de ses nombreux amis, de jeunes artistes romantiques (les écrivains Théophile Gautier, Gérard de Nerval, le compositeur Hector Berlioz, et bien d'autres encore). Leurs applaudissements et leurs acclamations étouffent les sifflets des spectateurs hostiles, et la représentation est un triomphe. L'accueil de la presse est cependant très hostile, et les représentations suivantes seront houleuses. Malgré cela, la pièce est un succès qui permet au théâtre romantique de s'imposer. 

2) LE THEATRE DE BOULEVARD  :

À partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, le théâtre populaire s'installa boulevard du Temple, surnommé alors boulevard du Crime en raison des nombreuses histoires de meurtres qui y étaient présentées. Outre les attractions les plus diverses (feux d'artifice, pantomimes, tours d'acrobates ou d'animaux, etc.), on y représentait ce que l'on a appelé le théâtre de boulevard, un théâtre de pur divertissement essentiellement à destination d'un public populaire. 

Le répertoire du théâtre de boulevard était principalement constitué des genres suivants : 

• Le mélodrame : ce sont des pièces dramatiques et pathétiques aux personnages manichéens. On y trouve par exemple de vertueuses orphelines persécutées par des méchants sans scrupules ... 

• Le Vaudeville : il s'agit de comédies d'intrigue se déroulant généralement dans un cadre petit bourgeois ; le sujet le plus fréquent est la tromperie amoureuse, et les personnages traditionnels du vaudeville sont le mari, la femme et l'amant (qui se cache dans une armoire lorsque le mari arrive). 

Deux auteurs de vaudeville importants de la fin du XIXème s. : Georges Courteline, et Georges Feydeau. Le vaudeville est un genre qui existe toujours. 

Bonne journée et prenez soin de vous,

Eric Le Mignon. 

Suite sur l'histoire du théâtre, je vous emmène au XXème siècle.

Bonne lecture
Le théâtre du XXe siècle
Théâtre de boulevard et théâtre satirique
L'engouement populaire pour le vaudeville et le théâtre de boulevard continue au début du XXème siècle. De nouveaux dramaturges renouvellent le genre : Sacha Guitry développe un humour caustique et misogyne dans des satires de la bourgeoisie, multipliant les bons mots ; Marcel Pagnol connaît le succès, en premier lieu au théâtre, avec ses pièces provençales, interprétées par Raimu, transposant vaudeville et mélodrame dans une société pittoresque et poétique. La verve satirique de Jules Romains trouve sa meilleure expression dans Knock (1923) jouée plus de mille fois par Louis Jouvet. Côté drame, Henri Bernstein propose des pièces psychologiques et cruelles.
Nouvelles écritures
Le théâtre est également le lieu de nouvelles expériences surréalistes ou dadaïstes avec Guillaume Apollinaire (Les Mamelles de Tirésias, 1917) ou avec Roger Vitrac (Victor ou les Enfants au pouvoir, 1928).
Réécriture des mythes
Après ses premiers drames symbolistes (Tête d'Or, 1894), Paul Claudel développe des œuvres lyriques, marquées par l'empreinte profonde du christianisme et une écriture comparable à des versets bibliques (Le Soulier de satin, 1929).
Dans des styles très différents, Jean Giraudoux, Jean Anouilh et Jean Cocteau, réécrivent les grands mythes antiques, interrogeant les notions de destinée et de responsabilité humaine à l'aune des enjeux contemporains : Giraudoux avec La Guerre de Troie n'aura pas lieu (1935) et Électre (1937) ; Cocteau avec Œdipe-Roi (1927) ; Anouilh avec Antigone (1944). Ils modernisent les mythes, en les désacralisant, en jouant avec les anachronismes et en mêlant le comique au tragique. Henry de Montherlant renoue avec le drame classique dans La Reine Morte en 1942.
Le théâtre engagé
Après la Seconde Guerre mondiale, dans un monde désorienté, Albert Camus (L'État de siège, 1948, Les Justes, 1949) et Jean-Paul Sartre (Les Mains sales, 1948, Huis clos, 1945) défendent un théâtre plus engagé politiquement, illustrant leurs réflexions philosophiques sur l'action, la révolution ou la responsabilité individuelle et sociale.
Dans les années 50 et 60, Jean Genet, avec Les Bonnes (1947), Le Balcon (1956) ou Les Nègres (1958), développe un théâtre de la transgression, de nature toujours plus politique. La représentation des Paravents en 1966 qui fait allusion à la guerre d'Algérie et condamne le colonialisme et le racisme, entraîne de violentes manifestations.
Aimé Césaire fonde une poétique engagée dans La Tragédie du roi Christophe (1963) et Une saison au Congo (1966).
Le théâtre de la cruauté, le théâtre de l'absurde et le nouveau théâtre
Antonin Artaud, dans Le Théâtre et son double en 1938, condamne les causes de la décadence du langage théâtral et l'assujettissement du théâtre à la parole. S'inspirant du théâtre oriental, il propose de revenir à un spectacle intégral, engageant le corps de l'acteur et utilisant sur scène toutes les formes artistiques.
Samuel Beckett, En attendant Godot (1952), Oh les beaux jours (1963) et Eugène Ionesco (La Cantatrice chauve (1950), Les Chaises (1952) le théâtre de l'absurde reflète la perte des repères et la défiance vis-à-vis du langage manipulateur. Ces auteurs renouvellent l'art dramatique, tout en mélangeant tragique, métaphysique et humour : les personnages sont réduits à des pantins, rendant impossible toute communication, l'intrigue n'a plus de cohérence, et le langage est totalement déstructuré.
Le « Nouveau Théâtre » des années 1960 met en pratique les théories d'Artaud, avec les créations collectives des acteurs du Théâtre de la Cruauté de Peter Brook ou du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine.
Le metteur de scène et le nouveau rapport au public
La « décentralisation théâtrale » après la guerre crée de nouveaux lieux sur le territoire français, et tente de démocratiser le théâtre en cherchant à toucher tous les publics. En 1947, autour de Jean Vilar, naît l'aventure du Festival d'Avignon. Au Théâtre National Populaire à Paris, Jean Vilar crée des spectacles de qualité, accessibles au plus grand nombre, avec des comédiens de renom comme Gérard Philipe. Le rôle du metteur en scène dans la création théâtrale est désormais reconnu, avec notamment Roger Planchon, Georges Lavaudant, Patrice Chéreau... (voir sur le sujet le très beau film de Daniel Cling,
Nouvelles formes du langage théâtral
Bernard-Marie Koltès (Combat de nègre et de chiens, 1983 et Dans la solitude des champs de coton, 1987) propose dans son théâtre une réflexion métaphysique sur le langage et les rapports humains. Cette réflexion se retrouve sous des formes variées dans le théâtre de Valère Novarina (L'Atelier volant, 1974), Jean-Luc Lagarce (Les règles du savoir-vivre dans la société moderne, 1993) et Michel Vivaver (La Demande d'emploi, 1972).
De nouvelles formes du langage théâtral apparaissent avec Marguerite Duras (Le Square, 1955), Roland Dubillard (Les Diablogues, 1975), Nathalie Sarraute (Pour un oui ou pour un non, 1982), Yasmina Reza (Art, 1994), Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri (Cuisine et dépendances, 1989).
Note : les oeuvres de la plupart des auteurs du XXème siècle ne sont pas encore entrées dans le domaine public (en général, en France, cela intervient 70 ans après la mort de l'auteur). Libre Théâtre alimente chaque année le Répertoire des oeuvres libres de droit avec les nouvelles pièces entrées dans le domaine public.
Internet et les nouvelles formes de diffusion de la création
Comme pour la musique, Internet modifie au début des années 2000 le circuit de diffusion des oeuvres de théâtre. L'auto-édition peut ainsi être une option dans le domaine de l'édition théâtrale. En effet, en ce qui concerne le théâtre, l'auteur ne perçoit pas seulement des revenus sur la vente de ses livres, mais aussi et surtout sur les droits de représentation de ses œuvres, collectés par la SACD. Parce que le théâtre est d'abord fait pour être joué et qu'une diffusion plus large permet de multiplier les montages, certains auteurs choisissent de proposer le téléchargement gratuit de leurs textes sur Internet. Jean-Pierre Martinez, co-fondateur du site Libre Théâtre, propose ainsi dès 2001 tous les textes de ses comédies en téléchargement gratuit sur son site.
Bonne journée et prenez soin de vous,
Eric Le Mignon.

Bonsoir à tous,

Hier soir 12 juillet, je me trouvais au Biz Bar Club dans le 2ème arrondissement de Paris, proche de l'opéra Garnier, pour une superbe soirée organisée par Christian Lebon , où se côtoient de nombreuses personnalités du spectacle et de nouveaux talents comme la chanteuse et auteure Gaïa aux textes et mélodies émouvants, la pétillante et souriante chanteuse de comédies musicales Elodie Siby , Liliane Bouc chanteuse, mais surtout l'accompagnatrice de Serge Reggiani durant plusieurs années, Bernard Menez que bon nombre de personnes de ma génération connaissent bien. D'ailleurs, vous pouvez le retrouver dans la pièce "les montagnes russes" au théâtre du gymnase, la chanteuse et comédienne Aline que je coach, ainsi que bien d'autres artistes présents.

 Prochaine soirée en septembre 2021,

Bonne journée,

Eric Le Mignon,

Coach d'artistes

Théâtre And Coach message vidéo

Bonjour à tous,

Ce message s'adresse aux artistes professionnels de talents. Afin de pouvoir vous faire passer de l'ombre à la lumière. Je cherche des parrains et des marraines, des partenaires, des sponsors, des médias de coeur pour que ce projet qui me tient à coeur puisse voir le jour.

Vous voulez être de cette aventure alors contactez-moi.

Bonne journée à vous.

Eric Le Mignon

Coach d'artistes



Soirée au Biz Bar Club Lundi 06 septembre 2021

Bonjour à tous,

Lundi 06/09, nouvelle super soirée au Biz Bar Club avec un accueil chaleureux des responsables, Michèle Laheyne au top pour placer les personnes, avec de superbes rencontres et des artistes toujours aussi merveilleux et exceptionnels. 

Christian Lebon en animateur toujours au top. 

Vous êtes artistes et vous voulez participer au tremplin organisé par Christian, n'hésitez pas à me contacter. 

Je vous souhaite une belle journée,

A bientôt au Biz Bar Club,

Eric Le Mignon

Coach d'artistes